LA MAIRIE


Jusqu’en 1936, la mairie est située dans le haut de la côte du château
( actuellement Le Paradou )



Les postes et télégraphes sont installés dans la maison voisine.

On aperçoit l’école des garçons dans la même maison que la mairie
que l’on reconnaît à sa cloche.



L’actuelle mairie, mitoyenne de la poste

LES MAIRES


Philippe SAINT-MARTIN
???? - 1810
Marquis Antoine de FREMONT
1810 - 1827
Pierre LEROY
1827 - 1840
Médéric SAINT-MARTIN
1840 - 1854
Mr MILLIARD
1854 - 1865
Lucien CRESPIN
1881 - 1882
Charles CRESPIN
1882 - 1884
Henri HUBERT
1887 - 1888


Comte Léon de VALON
1865 - 1881 et 1884 - 1887


Vicomte René de VALON
1888 - 1892


Léon DEMOUCHY
1892 - 1922


Léon PARRAVEZ
1922 - 1925


Léon BANCE
1925 - 1929

Lieutenant-Colonel CLAUSSE
1942 - 1944


Jules PICHARD
1929-1940


Edmond BEAUCLE
1940 - 1942 et 1944 - 1947


Georges SOUDAN
1947 - 1971


Jean BEHAREL
1971 - 2001


Marc PLAISANT
2001 - ……




AVANT LA REVOLUTION

            Avant la révolution, le syndic de paroisse était l'élu désigné par les habitants pour les représenter dans toutes les affaires de la communauté. Il avait à peu près les mêmes attributions que les maires de nos jours. Les assemblées plénières composées de l'ensemble des citoyens de plus de 25 ans délibéraient sur toutes les affaires de la communauté. Le syndic était chargé de veiller à l'exécution des décisions prises. Le seigneur et le curé avaient la préséance dans toutes les assemblées.

Pendant la première moitié du XVIIIème siècle, les fonctions de syndic furent remplies à Rosay successivement par Toussaint Leroy et son fils Louis. En 1780, Guillaume Chevallier est le syndic.

En 1787, on crée le système des départements.

Les grandes assemblées plénières sont remplacées par une délégation qui n'est autre que notre conseil municipal actuel. Le seigneur et le curé en sont membres de droit.

.  Il faut remarquer que les religieux de Mortemer avaient fini par créer une paroisse au Roule, indépendante de Rosay. Le Roule avait son propre syndic. Cette situation sera maintenue à la vente du Roule aux Bensserade. La  révolution rétablira une paroisse unique à Rosay



LA PERIODE DE LA REVOLUTION

              Dans la période de 1789 à 1810, les registres de délibération de la municipalité de Rosay ont disparu. L’étude du Docteur M-A DOLLFUS « La Révolution à Lyons-la Forêt 1789-1802 »  remémore les évènements vécus à Lyons et les nombreuses assemblées cantonales qui s’y tinrent, comptant dans leurs rangs les délégués de Rosay.En vertu de la constitution de l'an III, la loi du 19 Vendémiaire de l'an IV transférait l'administration des communes au canton.

24 Janvier 1789, le Roi convoque les Etats Généraux.

10 Mars 1789, la Haute Justice de Lyons reçoit le pouvoir de réunir l’assemblée primaire.

21 Mars 1789, assemblée préliminaire de la noblesse dans le couvent des Cordeliers (situé rue de la Rigole au bas de la rue de la Libération)


Le cahier des doléances des habitants de Rosay

Dimanche 5 Avril 1789
, l'assemblée paroissiale réunie à l'appel de la cloche de l'église se tient dans la grande salle du presbytère. L'ordonnance du Bailly des Andelys, qui convoque l'assemblée a été lue en chaire par le vicaire, l'abbé Hébert, au cours de la messe dominicale. Les 56 chefs de famille groupés autour du syndic Guillaume Chevallier procèdent à la rédaction du « cahier de doléances, plaintes et remontrances». Il semble bien que le curé J.B Canu soit présent.

Comparants : Lo. Noury, Marin Leroy, Nic. Hourdon, Mic. Godefroy, Ant. Bellamy, J.B.Fr Leroy, Lo. Lefevre, J.Ch. Soulaine, J. Duchesne, Lo. Pimprenel, Nic. Thiercelin, Ant. Hebert, J.B Canu, J.P. Passant, Jos. Carpentier, P. Gouellin, Lo.Rob. Leroy, Jac. Fontaine, Lo. Denise, Jac. Loquin, Adr. Robert, Ch. Moisant, Ant. Tremblé, Cosme Robert, Lo. Robert, P. Agasse, J.B. Leroy, Th. Lesueur, P. Delaplace, P.Ant. Bellamy, P. Brunet, Lo. Leterreux, Jac. Jullien père, Jac. Jullien fils, Lo. Mic. Oryeux, Guill. Duquene, Ant. Vivien, H. Etienne, P. Vallet, J.B. Beauquesne, J.B. Brunet, Lo. Lejeune, Lo. P. Jumelin, Ant. Lepénible, Julien. Menier.
Demandent lesdits habitants :  
             Que le commerce et spécialement la filature du coton soient protégés et qu’il soit défendu de se servir de mécanique pour ladite filature puisque depuis leur invention et le traité de commerce avec les Anglais, la filature de coton, seule ressource de la Normandie, est tellement tombée que le peuple est dans la plus grande pauvreté.
             Que les possessions, tant particulières que communes, soient maintenues et respectées.
            Que le prix excessif du bled, qui vaut 45 liv. le septier, jette des malheureux dans la plus dure nécessité ; qu’il soit, en conséquence, pris des mesures et donné des ordres rigides pour empêcher les accaparemens qui se font sourdement, ce qui occasionne leur excessive cherté.
             Qu’il soit étably dans l’arrondissement de chaque baillage des greniers publics en bled pour être distribués dans des temps de disette à un prix modique au peuple.
             Que les chemins vicinaux soient réparés et entretenus aux dépens du fisc, parce qu’étant impraticables, les habitants de la paroisse ne peuvent voiturer aucune de leur denrée aux marchés voisins, ce qui leur porte un notable préjudice.
            Que, dans les adjudications des forêts de Sa Majesté au milieu de laquelle forêt est située la paroisse de Rosay, il soit réservé une quantité suffisante de bois de corde, bourrée et fagots pour être distribués aux riverains à un prix modique qui permette au peuple d’en acheter, ce qui arrêteroit les déprédations qui se commettent journellement dans ladite forêt ; et qu’il soit pourvu à ce que toute espèce de gibier soit détruit.
             Que tous les impôts soient supprimés, et que ceux qui seront créés en place soient supportés par tous les ordres de l’Etat sans distinction de rang ny de privilèges.
            Que les aides et gabelles soient absolument supprimées, et principalement la régie du sel qui, étant une denrée de première nécessité, doit être libre et affranchie de tout impôt. Et qu’il soit absolument défendu aux mendiants de faire des excursions loin de leur paroisse, et qu’il soit pourvu au moyen de sustenter ceux qui sont invalides et dispenser de l’emploi aux valides.              
             Que les ordres des religieux mendiants ne soient plus à la charge du public mais qu’ils soient sustentés par les autres ordres religieux qui sont dotés.
             Qu’il soit formé de nouvelles ordonnances, tant civiles que criminelles, que la forme des procédures soit simplifiée et empêche la lenteur des procès et la multiplicité des frais qu’il serait à propos de réduire à un taux plus modique.  


             17 signatures au P.V et au cahier, dont 3 avec paraphe et 3 dessinées. Mal écrit mais bonne orthographe. Semble de la main du syndic.


             On procède à l’élection des deux délégués qui se rendront aux Andelys : Marin Leroy et Adrien Robert. 

             A la paroisse du Roule, on désigne Marc-Antoine Duchesne et Charles Fortin pour se rendre à Lyons.

Lundi 6 Avril 1789, les deux délégués de Rosay se retrouvent parmi 114 aux Andelys sous la présidence du Bailly Boulloche. Une paroisse fantôme, Brémulle, n’a qu’un seul feu et un seul comparant : Ambroise Patin. C’est un laboureur instruit qui a rédigé lui-même un cahier. Il propose des baux de dix-huit ans.

Mardi 7 Avril 1789, les deux députés du Roule présentent leur cahier de doléances dans la grande salle de l’Auditoire de l’Hotel de Ville de Lyons. La réunion, débutée à 8 heures du matin, est levée à 9 heures du soir. Les travaux reprennent le jeudi 9.

15 Avril 1789, les délégations composées de 23 représentants pour Lyons et 34 pour les Andelys se rendent à Rouen pour désigner les 8 députés des Trois Ordres qui se rendront à Versailles : parmi eux l’abbé Le Brun de Lyons pour le clergé et Ambroise Pantin pour le tiers-état.

26 Février 1790, les habitants de la paroisse du Roule demandent leur rattachement à la municipalité de Lyons. La requête est immédiatement agréée. Au nombre des signataires : le syndic Pierre Leroy, Jean Paon, Charles Fortin, Duchesne…

Ce même jour, un décret délimitait les 83 départements français. A son grand désappointement, Lyons était rattaché à l’Eure et non retenu comme chef-lieu de district. Les contestations devaient, en dernier recours, être adressées à l’Assemblée. Les lyonsais et le canton réagirent vigoureusement, soutenus par leur curé député. Des pétitions  réclamèrent  leur rattachement à Rouen et la Seine-Inférieure. L’état pitoyable des routes du canton avait écarté Lyons comme chef-lieu de District. Et ce n’était pas tout. Lyons perdait la plupart de ses prérogatives en matière de justice, les Andelys emportant le siège du Tribunal de District. En désespoir de cause, Lyons tentera sans succès d’obtenir la création d’un tribunal supplémentaire, plaidant la nécessaire protection de sa forêt.

12 Juillet 1790, décret royal proclamant la formation définitive du département de l’Eure. Le déclin irrémédiable du canton s’amorçait et la forêt de Lyons devait subir les graves déprédations annoncées dans les années qui suivirent.

14 Juillet 1790, à 8 heures du matin, les délégations des paroisses du canton dont celle de Rosay se rendent à la salle d’audience de Lyons. La cérémonie du « pacte solennel de la nation » est fixée à l’église à 11 heures en raison du temps pluvieux. La garde nationale encadre le cortège. A l’église, le maire présente le drapeau tricolore.

En févier 1791, Lyons demande au Directoire des Andelys la confirmation du rattachement du Roule. Cette demande est déboutée et le Roule définitivement rattaché  à Rosay.

21 Juin 1791, les délégués de Rosay se rendent à l’église des Cordeliers pour désigner les représentants du canton qui devront élire le 4 Juillet à Evreux les députés à l’Assemblée Législative.

23 Juin 1791, parvient à Lyons une dépêche de Paris annonçant l’enlèvement du Roi et de sa famille. Le 26, une lettre du ministre de l’Intérieur faisait connaître la vérité : la fuite préméditée et l’arrestation du Roi à Varennes.

14 Juillet 1791, un député de chaque commune est invité à la fête de la Fédération de Lyons, célébrée avec faste par beau temps au château de Croix-Mesnil. On prêtera le serment fédératif et on dansera jusqu’au matin.

14 Mai 1792, Mr Robert, maire de Rosay, participe à une assemblée cantonale pour « s’efforcer d’établir la composition des Compagnies de Gardes Nationaux ». Les listes ayant été mal établies, on se contentera de fixer le nombre de compagnies par commune. Le 20 Juin 1792, une réclamation de Mr Robert est enregistrée au District des Andelys, ce qui laisse à penser qu’il fut bien le premier maire de Rosay.

18 Juillet 1792, parvient à Lyons la nouvelle de « la Patrie en danger »

mercredi 15 Août 1792, rassemblement de tous les hommes du canton en état de porter les armes dans l’église des Cordeliers aux fins de recevoir les onze inscriptions exigées. Malgré les exhortations répétées, les trois registres restent vierges.

samedi 8 Septembre 1792, pressé par le District des Andelys, se tient le second rassemblement pour « la Défense de la Patrie et de la République ». Trois registres ont été déposés pour la levée de 11 hommes sur les 30000 hommes devant marcher sur Soissons et un quatrième pour 16 hommes devant marcher sur Meaux. De crainte d’aboutir à un nouvel échec, on imagine alors de constituer dans chaque commune des bourses qui seraient remises aux volontaires. Au petit matin après une nuit blanche, les 11 volontaires sont enfin trouvés, celui de Rosay au nombre des derniers. On ne se quitte pourtant que le dimanche soir à 7 heures, en renonçant de lassitude aux seize volontaires supplémentaires pour Meaux.

On peut imaginer pendant l’heure de marche du retour au village, le désarroi pour les uns, le soulagement cette fois encore pour les autres. Comment annoncer le départ à une mère, à une épouse ? Les pensées ne devaient pas être aux pages glorieuses d’histoire que les enfants apprendraient plus tard à l'école..

Décembre 1792, on oblige les communes à fournir de l'argent en échange des assignats.

Janvier 1793, la disette sévit à Lyons. Le marché est mal approvisionné. La commune de Lyons réquisitionne le blé dans les fermes.

25 Mai 1793, la situation ne s’améliore pas. Toutes les communes sont sollicitées pour l’approvisionnement des halles de Lyons. L’opération est un échec.

2 Juillet 1793, Lyons est sollicité d'envoyer un contingent pour sauver Vernon de l'attaque des confédérés. La municipalité atermoya si bien que lorsque la bataille de Brécourt fut terminée, les lyonsais avaient tout juste atteint Ecouis et s'en retournaient chez eux. Cette bataille est désignée sous le terme de "bataille sans larmes" car les confédérés ivres de fatigue et de boisson furent attaqués par surprise à 6 heures du soir. Pris de panique et mis en fuite, il n'y avait eu aucun mort. La troupe des conventionnels rentrait le soir même.

2 Août 1793, visite chez tous les habitants, agriculteurs ou non. Il s’agit de récupérer du blé.

11 Février 1793, proclamation de l’état de guerre  avec l’Angleterre et les Provinces Unies.

24 Février 1793, levée de 300 000 hommes de 18 à 40 ans. Rosay doit fournir 10 hommes et les habiller. Les réquisitions en hommes se poursuivront régulièrement. Combien d’hommes de Rosay partiront ? M-A Dollfus recense 91 lyonsais entre 1791 et 1794 sans compter les requis comme ouvriers dans les arsenaux.

Durant cette même période, Rosay et les communes du canton accueillent des prisonniers qui jouissent d’une relative liberté, ce qui n’est pas sans causer quelques problèmes. On en dénombre 64 sur le canton en l’An III.

Dimanche 14 Juillet 1793, la Constitution de l’An I est soumise à l’approbation de l’assemblée primaire du canton. Les délégués de Rosay se rendent à l’Hôtel de Ville après la messe à 10 heures. Le rapport déposé le 29 Août témoigne de l’acceptation des Droits de l’Homme et du Citoyen et de l’Acte Constitutionnel par l’Assemblée Générale du canton.

Le 10 septembre 1793, une fête anti-civique est organisée à Rosay comme protestation sans doute contre les idées de Robespierre. La municipalité toute entière y tient le premier rang. L'autorité supérieure avertie, se contente de la destituer.

Le 4 Octobre 1793, la commune de Rosay est mise dans l'obligation de fournir pour les volontaires 9 draps, 9 couvertures, 9 matelas et 9 traversins.

Le 3 Nivrose de l'an II (1793), Robert Leroy est reconduit comme maire.

En vertu de la constitution de l'an III, la loi du 19 Vendémiaire de l'an IV transfère l'administration des communes au canton. Chaque commune élit un agent municipal et un adjointe, chargés d'assurer l'exécution des ordres d'une commission cantonale. Il en sera ainsi jusqu'au coup d'état de Bonaparte le 18 Brumaire de l'an VIII (9 novembre 1799). Les agents municipaux seront Jacques Julien (19 Vendémiaire An IV), Jacques Legros (15 Brumaire An IV), Louis Bellamy (20 Germinal AnV) et Philippe St Martin ( 3 Brumaire An VI) qui deviendra maire à l'avènement de la nouvelle constitution. 

12 Floréal de l'An VII, un contingent de 47 hommes doit être fourni par le canton. Une commission médicale étudiera le cas de 13 prétendus infirmes ou malades. Le 13 Vendémiaire de l'An VIII, la colonne de conscrits part pour Evreux mais tombe dans une embuscade de brigands (chouannerie?) à la ferme du Coisel avant Ecouis.

26 Thermidor An VII (1798), le mètre est introduit à Lyons. Cérémonial à l’Hôtel de Ville qui se voit remettre les 50 premiers exemplaires.

19 Vendémiaire de l'An X, arrivait à Lyons un détachement composé de 10 chasseurs ayant pour mission de patrouiller et rétablir l'ordre en forêt de Lyons.

Durant ces années, la disette sévit. Les gendarmes réquisitionneront le blé lors de visites domiciliaires. On enverra des batteurs d’office, si mal accueillis qu’il deviendra difficile de les recruter. Des brigands, le plus souvent des réfractaires, se livrent à des attaques à main armée et les heurts avec les prisonniers sont fréquents.

 

La vie est on le voit pénible et incertaine. Est-ce pour tenter de faire oublier au peuple toute cette misère ? Beaucoup de temps sera consacré dans les communes à la préparation et l’exécution de fêtes et cérémonies à raison de près d’une par mois en l’AnVII à Lyons: Commémoration du 14 juillet, Fête de la Liberté, Anniversaire du 10 Août, Fête de la Fondation de la République, Fête de la Juste Punition du grand roy des français, Fête de la Souveraineté du Peuple, Fête des Epoux, Fête des Enfants des Ecoles, Fête de la Victoire et de la Reconnaissance, Fête de l’agriculture, Commémoration de la mort du Général Joubert.

 

Les événements de la Révolution seront vécus avec pragmatisme au contraire des voisins d’Ecouis ( cf « Jacobins de village » d’Etienne-Bellivière). Il n’y aura d’ailleurs pas de Comité de Salut Public dans le canton. P Duchemin écrit « Les évènements de 1793 et les saturnales de la Terreur n’avaient pas trouvé de partisans bien chaleureux à Rosay. La    municipalité même ne craignait pas d’afficher ouvertement son hostilité non seulement aux pires excès, mais encore aux lois existantes appliquées avec sagesse et modération, ce qui pouvait être fort dangereux. Et elle alla plus loin avec cette fête anti-civique organisée à Rosay, le 10 septembre 1793 »


LE XIXème SIECLE

L’histoire ne peut être retracée avant 1810, suite à la destruction des registres de mairie.

Le 5 mai 1810, Mr François Aubin, résidant à la Campagne, est désigné pâtre sur les terres communales. Le conseil définit le service : horaires et rétribution (1 boisseau de blé par vache gardée sur 2 mois, un demi pour une génisse)

Le 22 Octobre 1810, Mr Antoine de Frémont, fils aîné du Marquis de Rosay, est élu maire après la démission de Mr Philippe Saint Martin.

Mr de Frémont jure « obéissance aux Constitutions et fidélité à l’Empereur »

Le maire adresse une longue lettre au préfet. Il demande une aide d’urgence pour la réparation du clocher incendié par la foudre dix-huit mois plus tôt. Les sieurs Louis Heudin, maçon et couvreur, et Charles Duchesne à la Campagne de Verclives sont pressentis pour les travaux. Mr de Frémont se plaint aussi du manque de ressources de sa commune, des impôts excessifs et des chemins impraticables et dénonce au passage les négligences antérieures.

Proposition de formation d’une escouade de pompiers. On envisage la construction d’un nouveau pont.

Le 20 Janvier 1811, le maire envoi un courrier concernant l’achat ou la construction d’un presbytère. Et le maire serait propriétaire de ce bien !!!

Le 9 Février 1811 : réclamation à propos de l’état pitoyable du chemin de Touffreville vers Gaillarbois et Andeli. Une pétition pour la mise en état est envoyée le 14 du mois.

Le 9 Juin 1811, Fête du baptême du Fils de l’Empereur à Rozay. La garde nationale, les pompiers et les élus défilent vers l’église : salves de coups de feu, tambours battants, drapeaux déployés, jeux et danses.

Le 25 Juin 1811, le chauffage de Mr de Frémont est évalué à 10 cordes de bois dans la forêt impériale (Mr de Frémont rappelle ses droits acquis avant 1789 dans la forêt du Roi)

Le 5 Novembre 1811, par lettre au juge de paix de Lyons, Mr de Frémont estime qu’« il serait bien de purger le canton de gens suspects », et demande que l’on arrête une femme qui vit chez un nommé Huet, au Roule, lui-même en état d’arrestation.

12 Janvier 1812 : visite des fours et cheminées du village avec obligation de réfection ou démolition de ces foyers. Le nombre de pauvres est grandissant, la municipalité délivre des certificats permettant l’accueil au Dépôt de Mendicité d’Evreux.

On a recensé 70 vaches et 13 génisses ou veaux.

Le 14 Septembre 1812, le conseil demande le coût de l’élaboration du cadastre.

Le 9 Octobre 1812, nouvelle lettre à l’inspecteur des Eaux et Forêts demandant la remise en état de la route de Rozay à Touffreville, passant par le Hêtre à Dieu.                                                                     

Le conseil délibère sur le loyer du presbytère, une maison appartenant à Mr St Martin.

Le 16 Janvier 1813, requête auprès du Préfet et du Recteur de l’Académie pour conserver à Rozay, Pierre Bauche, instituteur depuis 11 années.

Le 28 Janvier 1813, demande à Mr l’Inspecteur des Eaux et Forêts de prendre du caillou en forêt pour remettre en état la route de Rozay à la Bretêque (empruntée par les charroies de bûches). On souhaite que la route soit réparée avant la récolte des seigles.

Le 6 Juillet 1813, Mr de Frémont est reconduit comme maire. Mr Le Roy est son adjoint.

22 Août 1813, recensement des propriétaires ou détenteurs de chevaux : 65 chevaux et juments. Taxe de 4F par animal.

Le 7 Septembre 1813, le maire Mr de Frémont est contraint de démissionner. Il a conservé son domicile à Paris, alors que l’article 106 du code civil lui impose de résider dans la commune.

Le 27 Octobre 1813, le maire Mr de Frémont (qui a du régulariser sa situation ?) délivre un certificat de bonne moralité à Marie-Anne Thibault, femme de Louis Viel. Elle est sage-femme sur la commune et son voisinage. Elle a fait son apprentissage à l’Hospice Général de Rouen.

Le 7 Novembre 1813, par décret impérial, le Sous-Préfet des Andelys exige l’imposition extraordinaire de 1010F 09 centimes.

Le 11 Février 1814, lié aux difficultés militaires que rencontre Napoléon, le conseil répond au Sous-Préfet qu’il n’y a pas de chevaux propres au service de l’Armée sur la commune. Trois semaines plus tard, même réponse, le foin et l’avoine sont de mauvaise qualité !

Le 4 Mars 1814, on conduit aux Andelys une vache qui sera livrée à l’armée (estimée à 180F). Un reçu est remis à l’adjoint Mr Le Roy pour 50 décalitres de blé alors qu’il en avait été réquisitionné 100 pour la nourriture des prisonniers espagnols de Vascoeuil. Le 9 Mars, on porte 100 bottes de foin et deux cordées de bois fournies par Mr de Frémont, au dépôt militaire des Andelys.

Le 2 Avril, Paris est occupé par l’ennemi. Napoléon fait ses adieux à la Garde, le 20 Avril à Fontainebleau . La paix est ratifiée par le traité de Paris, le 30 Mai 1814. La monarchie rétablie, Louis XVIII devient roi de France

Le 23 Avril 1814, après multiples lettres du maire, on réceptionne à 11 heures les travaux du  clocher. On vérifie que les travaux sont réalisés en conformité avec l’adjudication du 12 Juillet 1813.

Le 1er Juin 1814, un état nominatif consigne 367 bottes de foin et 146 décalitres de blé qui avaient été réquisitionnés pour les prisonniers espagnols de Vascoeuil.

Le 27 Juin 1814, Mr de Frémont adresse une lettre aux maires de Touffreville et Gaillarbois à propos de la remise en état de la route, dans un état de plus en plus déplorable. Il fixe rendez-vous au dimanche suivant, à la sortie de la messe. Mais surtout, il signe son courrier « le Marquis de Rozay, maire » son titre dans l’Ancien Régime, qu’on le sache !

En Août 1814, réquisition de foin, de blé et de chevaux pour l’armée.

Le 30 Octobre 1814, « Nous Marquis de Rozay et conseillers », convoqués à l’issue de la grand-messe, avons prêté serment au Roi le XVIIIème Louis, à haute voix, mains posées sur le Livre de l’Evangile : 

« je jure et promets à Dieu de garder obéissance et fidélité au Roi, n’avoir aucune intelligence et n’assister à aucun conseil, n’entretenir aucune ligue qui soit contraire à mon autorité et si par ailleurs j’apprends qu’il se trame quelque chose à mon préjudice, je le ferai connaître au Roi »

De Décembre 1814 à Juillet 1815, c’est Leroy qui gère la commune. Autre époque, Mr de Frémont a choisi de vivre à Paris

En août 1815, un contingent de fournitures doit être livré à l’armée anglaise, cantonnée à Rozay. Les communes de Lisors et Touffreville sont également concernées. Les fusils et sabres sont réquisitionnés. Aucun ne sera déposé en mairie, seuls 4 fusils et un sabre le seront au château. Le Marquis, contraint d’héberger 50 hommes et chevaux du contingent anglais, écrit une lettre au préfet pour tenter d’échapper ou de se faire dédommager des réquisitions de l’armée anglaise.

Le 13 octobre 1815, don de vivres aux prussiens stationnés à Rozay.

En Mars 1816, le Marquis étant absent, Mr Leroy, adjoint, délibère pour subvenir aux frais de la Garde Nationale.

Le 24 Mai 1816, on envisage que le chemin devienne route départementale de Rozay à Charleval et Fleury sur Andelle par la vallée. La route était alors celle de la forêt pour rejoindre Charleval.

Le 3 Juin 1816, on règle encore la facture du clocher, par un mandat de 980F.

Le 10 Juin 1816, Mr Groult Jean-Baptiste déclare vouloir faire commerce de mouchoirs et rouenneries. Le conseil donne son accord pour présenter le sus-nommé au Contrôleur des Contributions des Andelys.

17 Mars 1817, la contribution financière pour faire partie des membres du collège électoral dans le département est de 4832F. On enregistre la naissance de Mr le Marquis de Rosay.

29 Mars 1817, réception d’un mandat de 120F donné par sa Majesté le Roi pour soulager les pauvres et la commune.

20 Juillet 1817, le conseil accorde 200F de traitement à son garde-champêtre. 100F versés par la commune et 100F par répartition sur les propriétés non classées.

19 Octobre 1817, on prie par courrier le sous-préfet de s’occuper de la réclamation du boucher Savary pour les 270F qui lui sont dus suite à la fourniture de viande aux prussiens en 1815.

26 Novembre 1817, le marquis de Rozay nomme Mr Boivin, son homme de confiance, pour représenter la commune à l’assemblée cantonale du 9 décembre et prendre connaissance des évaluations cadastrales.

30 Novembre 1817, Mr Mazire, le percepteur à Lyons, est autorisé à verser 160F au sieur Monnoie du Roule pour ses dépenses avec les troupes alliées stationnées à Rozay en 1816.

17 Avril 1818, lettre à Mr le Conservateur des Eaux et Forêts pour extraire du caillou dans la forêt royale de Lyons, au Val Amelot afin de remettre en état les chemins impraticables de Rozay. Pierre Bauche, l’instituteur, surveillera gratuitement les travaux.

29 Mai 1818, J-B Pannier demeurant au hameau  de la campagne déclare en mairie un vol de 126F à son domicile alors qu’il était parti à la foire de Lyons. Mr Bauche, instituteur et conseiller municipal, vient constater les faits le jour même. Un rapport de deux pages est rédigé sur le registre. On  en trouve régulièrement pour des faits de même nature.

11 Octobre 1818, le conseil envoie à Mr le Conservateur des Eaux et Forêts la copie d’un arrêt du Conseil d’Etat du 19 Janvier 1740 relatif au droit de pâturage et de panage dans la forêt de Lyons pour les habitants de Rozay. Le 18 du mois, Mr Leroy l’adjoint insiste et demande copie de l’acte de vente de la glandée en forêt de Lyons. Il rappelle que cet acte doit mentionner les cantons réservés à la commune de Rozay.

7 Mars 1819, Pierre Delamare, le garde-champêtre est destitué de ses fonctions pour « négligence et insouciance ». Barnabé Noël le remplace mais au salaire de 150F.

Le même jour, le conseil délibère sur une somme de 45F touchée par Mr Leroy et provenant de « la bonté de sa Majesté Louis notre Roi » laquelle est destinée « à quelques travaux au soulagement des pauvres ». En conséquence de quoi le conseil décide de raccommoder le chemin de la grande rue depuis la maison de Mr Bauche, conseiller, au plus loin en allant vers la ferme de Mr Leroy, l’adjoint, et « pour faire plus de profit aux pauvres, les cultivateurs sont invités à en faire gratis les charriages ». On savait déjà présenter les choses !!

7 Mars 1819, Mr le percepteur est invité à venir à Rozay pour justifier des quittances des préteurs à l’emprunt des 100 millions.

15 Mai 1821, le conseil demande le dégrèvement d’une surcharge sur la contribution financière imposée à la commune qui devrait au contraire diminuer.

11 Août 1822, le marquis de Rozay et Marin Leroy sont reconduits dans leurs fonctions de maire et d’adjoint

30 Octobre 1822, le marquis de Rozay, maire, épouse la demoiselle Marie Anne Thérèse d’Arros de Beaupuy.

21 Janvier 1823, le conseil examine la demande écrite du 7 Janvier de J.B Decaen en vue de créer une chute d'eau au Roule afin d'y établir une filature. Suite à l’affichage en mairie, la réaction ne tarde pas. Le 5 février, le sieur Boivin agissant au nom de de Frémont s’oppose à toute chute d’eau au Roule. Le marquis possède en amont prairies et bois. Le 6, Fulgence Catelin déclare également son opposition à ce projet. Il craint pour sa propriété située en face.

20 Avril 1823, demande au sous-préfet de la somme de 500F pour la réparation du chemin de Lyons à Charleval.

On dénombre entre 200 et 260 porcs au village.

23 Mars 1824, la commune choisit Lyons comme bureau de poste.

10 Juin 1826, la commune enregistre l’Ordonnance du Roi Charles X par laquelle Jean-Baptiste Decaen obtient l’autorisation de créer une chute d’eau au Roule.

16 Juillet 1826, le préfet reconduit dans ses fonctions de maire le marquis qui prête serment : « je jure obéissance à la Charte Constitutionnelle et fidélité à sa majesté le Roi ».

13 Octobre 1827, décès en son château du maire, Antoine Louis Nicolas de Frémont, marquis de Rozay.

11 Mars 1828, Leroy Pierre est nommé maire

En 1830, la municipalité prête serment au nouveau gouvernement.

27 Juillet 1831, prestation de serment de la garde nationale. Médéric Saint-Martin en  est le capitaine. La population est de 882 habitants.

8 Avril 1832, Jacques Soller est nommé garde-champêtre.

3 Février 1833, Mr Monnoye est nommé adjoint en remplacement de Mr Saint-Martin démissionnaire.

L’état de la grande rue est déplorable. Il faudrait employer 3185m3 de caillou  et les travaux de terrassement sont évalués à 5400m3. La commune n’a pas de ressources. On décide d’un plan de 5 ans avec prestation en nature des habitants.

   - chaque individu valide de plus de 20 ans devra 2 journées de travail

   - pour chaque bête de trait, 2 journées de travail

   - pour les propriétaires de chariot, tombereau : 2 jours de transport

Mars 1833, Rose Mustel est enregistrée comme sage-femme sous réserve d’obtenir rapidement ses examens.

8 Mai 1833, estimant sa population importante, ses commerçants nombreux, le conseil demande un service journalier de la poste.

8 Août 1833, la commune demande l’autorisation d’une imposition de 300F pour le garde-champêtre.

1 Novembre 1833, la petite Chaput, dont la mère est sans ressources, est vouée à l’abandon à la Charité. Mme de Chandler, épouse en premières noces du marquis, s’engage par écrit à subvenir aux besoins de la petite jusqu’à sa majorité. Copie de cette lettre figure sur le registre du conseil.

10 Novembre 1833, le fonctionnement de l’école est à l’ordre du jour. On fixe le traitement mensuel de l’instituteur à 200F moyennant 3 centimes additionnels aux contribuables. La commune ne dispose toujours pas de sa maison d’école ni de logement pour l’instituteur mais « qu’il y ait pourvu par la générosité de madame la marquise de Rozay ».

La rétribution mensuelle payée par les élèves se répartit comme suit :

-         1,25F pour 7 élèves

-         1F pour 8 élèves

-         0,90F pour 9 élèves

-         0,75F pour 20 élèves

20 à 22 enfants considérés comme indigents reçoivent l’instruction gratuitement.

21 Novembre 1833, Madame Viel est autorisée à exercer le profession de sage-femme.

11 Mai 1834, la garde nationale réunie à la mairie doit reconnaître le commandement de son capitaine Etienne Médéric Saint-Martin

Mai 1834, on fixe les tâches par habitant et par bête dans la participation aux travaux de réfection de la côte de l’église. On fixe également le montant de l’indemnisation pour ces travaux.

27 Juillet 1834, le conseil délibère sur la transformation en départementale de l’actuel chemin des maraîchers. Le conseil estime que la proposition du préfet enlèverait une partie du cimetière déjà trop exigu et émet un avis défavorable. Il propose ces travaux sur la route du plateau.

4 Janvier 1835, installation du nouveau conseil municipal. Le maire Pierre Leroy prête serment «  je jure fidélité au Roi des Français, obéissance à la Charte Constitutionnelle et aux lois du Royaume »

Pierre Bienfait est le pâtre.

27 Août 1837, installation du conseil municipal. Pierre Leroy est le maire

15 Octobre 1837, celui qui se déplace hors de la région doit se munir en mairie d’un passeport. C’est une démarche courante à cette époque. Ce jour-là, Monsieur de Chandler obtient le sien pour son retour à Paris C’était un gentilhomme parisien, aimable, élégant, à peu près sans le sou qui, régulièrement reçu de château en château, apportait un peu d’air de Paris et une charmante conversation, en échange de l’hospitalité. Il avait rencontré puis épousé en secondes noces la marquise mais l’union n’avait duré que six mois. Il continuait néanmoins à être reçu au château. La marquise décédée le 10 Août, il n’y avait plus de profit à tirer dans la région. L’époque des seigneurs de Rosay s’achevait.

6 Mai 1938, le conseil vote l’achat pour 7000F de l’ancien presbytère qui servira de logement à l’instituteur. Une maison d’école et une mairie seront aménagées dans les dépendances. On prévoit une imposition exceptionnelle pour financer le projet.

13 Octobre 1839, demande de secours au sous-préfet pour l’achat et la rénovation du presbytère.Au cours de cette année 1839, Mr Manneville, maitre-filateur au Roule et gendre de J-B Decaen, est nommé adjoint en remplacement de Mr Cotard démissionnaire.

10 Novembre 1839, le conseil formule une nouvelle proposition pour cette opération avec un déficit de 3269F, quelques jours plus tard de 2437F. Sans plus de succès auprès du sous-préfet.

15 Novembre 1840, par décision du préfet, Médéric Saint-Martin est reconduit maire.

10 Février 1841, le conseil relance son projet de maison d’école.  De plus ou à défaut ? on demande 400F «  pour pouvoir utiliser convenablement le talent, le zèle et l’activité de son instituteur qui par son assiduité et sa manière d’enseigner peut faire faire un grand pas à l’instruction primaire qui a jusqu’à ce jour été très négligée dans cette commune a reconnu qu’il était indispensable de renouveler en entier le mobilier de la maison d’école »

26 Juin 1841, nouvelle proposition pour financer la maison d’école : vendre une partie du terrain du presbytère.

18 Septembre 1842, le maire est enfin autorisé à acheter l’ancien presbytère mais il demande une imposition supplémentaire.

1 Février 1843, la commune loue l’ancienne école mais doit se raviser le 10 du mois, reconnaissant l’impossibilité d’acquérir le presbytère. Il convient de saluer la tenacité de la municipalité qui aura tout tenté durant cinq années. On continue donc l’instruction dans la maison qui avait été prêtée par la marquise de Rosay.

16 Juillet 1843, installation du conseil municipal. Médéric Saint-Martin       maire.

7 Août 1843, la rétribution mensuelle des élèves passe à 1,50F. Ils ne sont plus que 13 à recevoir l’instruction gratuite.

10 Février 1844, la commune qui possède par « l’usage immémorial et par ses titres les droits de parcourir dans la forest royale » est imposée de 90F. La charge en sera supportée par les propriétaires de bestiaux : 0,50F pour un cheval ou une vache, 0,25F pour une génisse ou un porc à la glandée.

10 Mai 1844, la difficile situation budgétaire ne permet plus d'assurer le traitement du garde-champêtre qui démissionne.

10 Mai 1846, 3 centimes d’imposition exceptionnelle pour payer l’instruction.

20 Octobre 1846, installation du conseil municipal. Médéric Saint-Martin maire. Tremblay adjoint.
Arrivée au conseil du vicomte Léon de Valon, récent héritier du château.
Agé de 36 ans, il débute une seconde carrière politique qui le conduira à la vice-présidence du Conseil Général de l’Eure. Originaire de Corrèze, il en était député depuis 1842. Il prenait la succession politique de son père, six fois député, conseiller général et ancien maire de Tulle. Battu de 39 voix lors de la campagne législative de 1846, les mauvaises langues avaient susurré qu’il avait négligé ses électeurs au profit de sa jeune épouse. Déçu, il quittait son limousin natal et s’installait à Rosay.

25 Février 1847, pour cause de cessation de travaux  dans un grand nombre d’usines, le conseil se propose de « venir en aide aux indigents » que l’on occuperait à la réfection des chemins. Le désir est vif de créer un atelier de Charité et pour cela on sollicite une aide financière au sous-préfet.

4 Mai 1847, la contribution des habitants pour l’entretien des chemins passe à 3 journées. Une indemnisation compensatrice est prévue pour ceux qui désirent s'en soustraire.

16 Août 1847, le conseil vote l’acquisition d’un terrain et la construction du presbytère accompagnée d’une imposition exceptionnelle de 10 centimes.

29 Octobre 1848, installation du conseil municipal. Médéric Saint-Martin, maire. Malzard, adjoint.

15 Novembre 1848, sans presbytère la commune n’a plus de curé depuis 18 mois. Le conseil tient l’assurance de Monseigneur l’Evêque qu’il en nommera un dès qu’un presbytère sera disponible. On signe un bail immédiatement pour 100F l’an.

5 Août 1849, le maire propose d’acheter 7000F à Mr de Valon une propriété qui servirait de presbytère. On utiliserait ainsi l’argent récupéré sur la vente de parcelles de chemins vicinaux et la place du Roule. Prévue également une imposition exceptionnelle de 10 centimes. Les sieurs Mustel père et fils du Roule s’opposent au projet.

6 Mai 1851, le maire examine une « réclamation des nombreux habitants du Fol Accard » qui demandent le classement en chemin vicinal de leur chemin en état impraticable. Très emprunté, il dessert le Roule, le Val aux Anes et Lyons.

9 Mai 1852, serment de Saint-Martin, maire et Malzard, adjoint.

8 Août 1852, Louis Moisant est nommé garde-champêtre suite à la réclamation d’un grand nombre de cultivateurs et de propriétaires.

Octobre 1852 : Le conseil municipal consulté sur la construction d’un pont à Andé en remplacement du bac, approuve le projet.

1854 : Démission du maire. Mr Milliard le remplace et prête serment la main droite levée « je jure obéissance à la constitution et fidélité à l’Empereur »

Désireux d’apporter aide aux plus démunis, le conseil donne son accord pour créer une Société de Services Mutuels.

5 Mai 1855 : suspect d’opinions anti-bonapartistes, le conseil est suspendu pendant deux mois. Dans les communes de moins de 3000 habitants, le maire et l’adjoint sont choisis au sein du conseil municipal par le préfet agissant au nom du Roi. Ceux-ci peuvent être suspendus par un arrêté du préfet mais ne sont révocables que par une ordonnance du Roi.

1er Juillet 1855 : Mr Milliard est élu maire. Mr Malzard est élu adjoint.

Une taxe sur les chiens est votée aux profit de la commune.

18 Août 1860 : Mr Milliard est élu maire. Mr Malzard est élu adjoint.

1862 : Le conseil municipal tout en reconnaissant l’utilité d’une bibliothèque scolaire, refuse d’engager les dépenses et rejette le projet.

1863 : à cette époque, le préfet consulte les municipalités sur divers projets ou modifications. Cette année-la, le conseil délibère, à la demande du préfet, sur l’opportunité d’ouvrir un marché à Notre Dame du Vaudreuil. Il donne son accord. Plus tard, il en sera de même pour Blainville Crevon ou lorsqu’il s’agit d’avancer du dimanche au samedi la foire de Pont Saint Pierre, dans le but de la faire coïncider avec la jour du marché.

Le garde-champêtre cesse son activité. Le conseil se pose la question de son remplacement. Jugé finalement indispensable, il sera remplacé mais moyennant 3 centimes d’imposition exceptionnelle.

Le préfet accorde un subvention de 250F pour l’installation d’une pompe à incendie. La débat du conseil porte sur le point de savoir si cette somme sera suffisante (on retrouve constamment ces débats, le préfet proposant des sommes d’argent pour des réalisations en général plus coûteuses que prévues et dont la commune devra financer les dépenses supplémentaires )

1865 : Léon de Valon est élu maire. Mr Moisant est élu adjoint.

1866 : Le conseil décide la construction d’une route partant de la Bretèque vers le Chêne-Varin ( actuelle route montante de Ménesqueville vers le village).

Mr de Valon agrandit à ses frais le cimetière.

1867 : Mr de Valon paie la moitié de la reconstruction du mur nord du cimetière.

1870 : Léon de Valon est élu maire.

Au plébiscite du 8 Mai 1870, l'Empire avait obtenu 150 oui contre 62 non et 2 bulletins blancs.

1873 : Début du très long épisode relatif au déplacement du cimetière.

Depuis la guerre de 1870, la fréquentation du cours du soir pour les adultes est moins assidue. Le maire a reçu un courrier de l’instituteur l’informant qu’il risquait de ne plus être payé et qu’il était indispensable que le conseil vote le maintien de ce cours. Réaffirmant son utilité, cours qui existe depuis maintenant 35 ans, le conseil confirme son utilité et vote son maintien.

Mars 1874 : Léon de Valon est élu maire.

1875 : ouverture d’une école de filles.

1876 : demande de l’installation du télégraphe.

1876 : Léon de Valon est élu maire. Mr Hubert est élu adjoint.

1880 : Le conseil émet un avis favorable pour l’installation d’un bureau de poste et son logement.

23 Janvier 1881 : Election du maire. Lucien Crespin est élu maire avec 7 voix contre 3 à Mr de Valon. Mr Moisant est élu adjoint.

Le conseil résilie le contrat passé avec le Dépôt de Mendicité. Il constate que loin de diminuer, le nombre de mendiants a considérablement augmenté.

16 Avril 1881 : Le conseil vote le rétablissement et l’entretien pour cinq ans d’une compagnie de sapeurs pompiers dont il aura à charge la composition. Le 21 mai, la liste est constituée de 42 hommes, d’un lieutenant et d’un sous-officier. Chacun s’engage pour une durée de 5 ans.

Lors de la réunion suivante, Mr de Valon est questionné sur les instruments de l’école de musique des pompiers. En effet, lors de la guerre de 70, les instruments avaient été entreposés au château. Mr le maire, dans l’incapacité de répondre, promet d’en parler à sa femme. Mme de Valon consent à rendre quelques instruments, mais à qui de droit. Le drapeau donné par Mr de Valon a lui aussi disparu. On consulte Mme Damas, veuve de l’ancien chef de musique, et on lui remet le règlement de l’école de musique qu’elle refuse par la suite de rendre. Le conseil, estimant que cette pièce n’a pas de valeur juridique, renonce à poursuivre les recherches. Ces instruments avaient été payés en partie par la municipalité, le Préfet et Mr de Valon.




Le Comte et le Vicomte seront aussi conseillers généraux sur le canton de Lyons

28 Février 1882 : L’institutrice Sœur Anne Gaudin en poste depuis 1878 demande au conseil l’autorisation d’annexer un pensionnat primaire de 7 élèves. Le conseil refuse.

Mr de Valon fait un don de 489 F.

27 Mai 1882 : Le conseil doit constituer une commission municipale scolaire pour surveiller et encourager la fréquentation scolaire. L’inspecteur en est membre de droit.. On crée également un Caisse des Ecoles.

Une imposition exceptionnelle est votée pour la construction de deux lavoirs avec abris.

11 Juin 1882 : Lucien Crespin ayant démissionné , Charles Crespin est élu maire.

Une circulaire de 1883 informe le conseil que le chauffage des classes incombe aux communes et non plus aux familles. Le conseil, se déclarant dans l’incapacité de faire face à la dépense, demandera aux familles d’apporter du bois.

21 Septembre 1883 : Le conseil accepte l’installation de deux boites mobiles des postes à la stricte condition de ne pas dépasser la somme de 5 francs.

18 Mai 1884 :  Léon de Valon est élu maire. Henri Hubert est élu adjoint.

Le conseil prononce la dissolution de la compagnie des sapeurs pompiers. Quelques mois plus tard , il en sera créé une nouvelle.

Le conseil refuse la gratuité des cours pour adultes, la somme demandée étant jugée trop importante. Le conseil reconnaissant le bon fonctionnement du cours la votera finalement en octobre.

1er Juillet 1885 : La commune a reçu un don pour la construction d’un portique de gymnastique à l’école de garçons. Il sera installé derrière l’école, entre la mairie et la côte du château.

22 Novembre 1885 : Mme Aimée Moreau, institutrice, confirme son intention de s’occuper de l’internat filles

20 Mai 1888 : René de Valon est élu maire. Il succède à son père décédé l’an passé. Henri Hubert est élu adjoint.

Juin 1889 : Le conseil prépare les festivités du centenaire de la Révolution. Dix francs sont prélevés sur les fonds de la commune. La collecte au sein du conseil rapporte 27F mais on décide qu’une partie sera distribuée aux nécessiteux. On prévoit l’achat de torches pour la retraite aux flambeaux et de bougies pour illuminer la mairie.

23 Septembre 1890 : La période quinquennale de la subdivision des sapeurs pompiers est terminée mais peu d’hommes sont prêts à se réengager.

1892 : Léon Demouchy est élu maire. Joseph Moisant est adjoint.

Le conseil prépare la célébration du centenaire de la République. Une souscription est prévue.

Nouvelle histoire avec les instruments de la musique des pompiers qui avaient été déposés en mairie en 84. Le nouveau conseil ne les a pas récupérés. On s’adresse à Mr de Valon, l’ancien maire, qui est prié de les rendre.

18 Juin 1894 : C’est le grand jour : l’inauguration du nouveau cimetière. On clôture à l’occasion onze années de débats difficiles. Tous les arguments ont été avancés : insalubrité de l’ancien cimetière pour le voisinage, exhumations jugées trop rapides, population qui voisine le millier d’habitants, pétition de 141 électeurs en 1886, etc… L’année précédente, le conseil a voté un emprunt de 2000F pour ce nouveau cimetière.

24 Mai 1896 : Léon Demouchy est élu maire. Arsène Drony est élu adjoint.

Le conseil vote l’ouverture du cours du soir tous les jours de la semaine de 7H1/2 à 9H1/2.

9 Mai 1897 : Le conseil décide la création de la place communale. Il sera nécessaire d’acquérir la maison de Mr Pannier

4 Juillet 1897 : Nouvelle demande d’ouverture d’un bureau de poste.

1er Août 1897 : Le conseil décide l’achat de la maison de Mr Chevallier. Une somme de 4000F lui sera proposée. Il s’agit de construire l’école des filles. Quelques temps plus tard, pour payer les frais supplémentaires engendrés par les travaux de la place et de l’école, il sera nécessaire de vendre la salle de bal et l’écurie contiguë.

1898 : L’école des filles est construite. L’inscription de son année d’ouverture est toujours visible au fronton de l’école.

16 Juin 1899 : Le conseil demande l’extension de la ligne de chemin de fer vers Lyons la Forêt. La demande est soutenue par 7 marchands de bois, clients de l’état, qui assurent ne pas pouvoir actuellement satisfaire à toute la demande.

  

Tout au long de ce siècle, le conseil municipal consacrera un temps important aux délibérations sur les chemins vicinaux et ruraux. La vente des boues et le paiement des droits d’extraction de cailloux en forêt de Lyons sont à l’ordre du jour chaque année. Le budget de l’école, le traitement ou son complément pour l’instituteur, les tarifs des participations demandées aux familles sont étudiés chaque année. Un bureau de bienfaisance est constitué à chaque renouvellement du conseil. On établit aussi une liste d’assistance médicale gratuite et fréquemment on étudie les demandes individuelles d’aide aux personnes en difficulté.



   LE XXème SIECLE                  Rosay infos 2000

16 Mai 1900 : Léon Demouchy est élu maire. Louis Pimpernel est élu adjoint.

30 Mai 1901: Le Conseil Municipal demande la mise en place d'un bureau de Poste. Demande renouvelée le 16 Juin 1902.

6 Janvier 1903:  Le Conseil Municipal refuse la réouverture de l'école congréganiste des sœurs de Sainte-Marie-de-Tourfou de ROSAY

23 Août 1903: Faisant ressortir que c'est à ROSAY que demeure la plus grande partie des marchands de bois adjudicataires des coupes de la forêt de l'Etat, la commune s'engage à fournir le local nécessaire au fonctionnement du service, un logement au titulaire.  

29 Novembre 1903: Le Conseil Municipal est satisfait du bureau de recettes auxiliaires des Postes qui fonctionne régulièrement, que le bureau rend des services appréciables à la population.

14 Décembre 1903: Le Conseil Municipal apprend qu'un bureau télégraphique peut être adjoint au Bureau de Poste auxiliaire si, la Commune consent à verser la somme de 550 francs, montant de la dépense prévue. Une souscription a été faite dans la Commune, représentant 400 francs; une subvention départementale de 150 francs a complété le reliquat.

10 Septembre 1905:  Le Conseil Municipal décide de la réfection de l'inventaire des archives de la Mairie.

13 Février 1907: Le Conseil Municipal décide de contracter un emprunt pour la construction d'un circuit téléphonique de Rosay à Lyons-la-Forêt puis la modification du circuit pour rejoindre le poste de Charleval.

13 Février 1910: Le Conseil Municipal émet le vœu qu'un règlement d'administration publique réserve exclusivement l'appellation régionale de CAMEMBERT aux fromages de cette espèce produits uniquement dans les départements de l'Orne, Calvados, Eure, Manche, Seine Inférieure et les communes de l'Oise qui faisaient partie de l'ancienne province de Normandie.

Ce même jour, il est institué dans la Commune de Rosay un service d'inspection sanitaire des tueries particulières et des viandes destinées à la consommation publique.

19 Mai 1912: Léon Demouchy est élu maire. Louis Pimpernel est élu adjoint.

5 Juin 1912: Le Conseil Municipal approuve le projet de voie ferrée Gournay-Lyons-Charleval-Rouen

13 Septembre 1916: Le Conseil Municipal fixe les emplacements des ateliers publics de distillation qui seront: Place publique - Place de l'église.

1918: recensement de la population: 601 habitants

1914-1918: Comme toutes les communes de France, Rosay n'a pas échappé à la Grande Guerre, nombre de rosayens sont partis au front. 14 ne sont malheureusement pas revenus. Leur nom est inscrit sur le Monument aux Morts afin d'honorer leur sacrifice. Ce monument commémoratif fut inauguré le dimanche
27 Novembre 1921
, sous la présidence de Monsieur le Sous-Préfet des Andelys en présence du général Quillet, Monsieur Josse Député de l'Eure, Monsieur de Valon Conseiller Général, Monsieur Milliard Conseiller d'Administration.


L’inauguration du monument aux Morts
Le dimanche 27 novembre 1921


Le discours des officiels devant une assistance nombreuse et quelques soldats.
On distingue face à l'orateur, la haute silhouette du maire Léon Demouchy


Le Conseil Municipal en 1922

Debouts de gauche à droite :  Messieurs Beauclé, Delacour, Paris, Malfilatre
Assis de gauche à droite : Messieurs Delamare, Gaillon, Grout, Parravez maire

23 Janvier 1921: La commune de Rosay adhère au syndicat des communes.

30 Avril 1922: Décès de Monsieur Léon Demouchy.

18 Juin 1922: Monsieur Léon Parravez est élu maire.

22 Mars 1925: Le Conseil Municipal décide de l'adhésion de la Commune au syndicat des communes ayant pour but l'électrification. Ce même jour, Le Conseil Municipal demande le classement comme site de l'église de Rosay (des murets du cimetière ainsi que les arbres situés autour du cimetière).

17 Mai 1925: Léon Bance est élu maire. Léon Gaillon est élu adjoint.

8 Juillet 1928: Le Conseil Municipal décide la taxe municipale sur les chiens - chiens de chasse (20 francs) - chiens de garde (5 francs). Cette taxe sera augmentée et doublée le 24 Octobre 1931.

19 Mai 1929: Monsieur Jules Pichard est élu maire. Monsieur Clodomir Grout est son adjoint.

16 Janvier 1932: Le Conseil Municipal émet le projet de construction d'un groupe scolaire.

1 Mars 1932: Sur proposition de Monsieur le Préfet de l'Eure relative à un projet d'adduction d'eau potable, la commune demande le concours du Génie Rural pour l'étude de ce projet.

23 Juillet 1932: Le Conseil Municipal apprend que sa proposition de la dénomination de "ROSAY-la-FORËT" (futur nom de la commune) est rejetée par le Conseil Général et donne un avis favorable à une dénomination, celle de "ROSAY-en-LYONS", le conseil municipal considérant qu'il y aura toujours des erreurs dans le service postal vu la similitude de nom avec Lyons-la-Forêt", décide de lui donner le nom de ROSAY SUR LIEURE (nom du cours d'eau qui la traverse).

8 Février 1933: Le Conseil Municipal décide de garder le dossier d'adduction d'eau à l'étude pendant quelques temps.

8 Février 1935: Le Conseil Municipal décide d'inscrire à son budget chaque année les sommes nécessaires à l'adduction d'eau. En cette même séance, il décide de se procurer les services d'un sourcier prospecteur pour chercher sur le territoire de la commune une source souterraine suffisamment abondante pour alimenter en eau potable la population de Rosay. Le conflit de la seconde guerre mondiale stoppa tous les projets. 

1936: Construction du groupe scolaire école des garçons et du logement de l'instituteur.

23 Août 1936: Le Calvaire: Le plan du Calvaire fut fait par Yvelin, architecte à Rouen et fut érigé en 1936. L'inauguration se déroula le dimanche 23 Août en présence de 3000 personnes. C'est dans le parc du château que furent célébrées les vêpres par Monsieur le Chanoine Descrout, curé de Saint Nicaise de Rouen et placé sous la présidence de son Excellence Monseigneur Gaudron. Une procession partit du château pour se diriger vers le Calvaire.31 Mai 1940: Sur décision préfectorale, Monsieur Edmond Beauclé, conseiller municipal est élu à suppléer Monsieur Pichard, maire malade et cela pendant toute la durée des hostilités.

2 Octobre 1942: Suite au décès de Monsieur Pichard et par arrêté préfectoral le lieutenant colonel Clausse est désigné à la charge de maire de Rosay-sur-Lieure. Monsieur Charles Daré est nommé adjoint à la démission de Monsieur Grout.

 


Charles Daré, adjoint au maire en 1942
fermier au Fief d'Authuit


19 Décembre 1944: Edmond Beauclé est élu maire. Eugène Delaruelle est élu adjoint.

De nouveau pris dans la tourmente à la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, de nombreux jeunes gens du village sont appelés à faire front à l'ennemi. Ceux restés dans la commune se sont investis dans la clandestinité avec tous les risques que cela comportait. Rosay fut libéré fin Août 1944 par les canadiens.

24 Mai 1945: Edmond Beauclé est élu maire. Edmond Vauchel est élu adjoint.


La libération de Rosay le 30 août au matin

Les blindés canadiens passent devant le Monument


29 Mars 1947
: Le Conseil Municipal décide de confier aux Ponts et Chaussées la direction, la gestion des travaux de captage et de distribution d'eau potable dans la commune.

12 Avril 1947: Le Conseil Municipal décide de l'adhésion de la commune au syndicat intercommunal de l'électricité et du gaz.

26 Octobre 1947: Georges Soudan est élu maire. Lucien Compagnon est élu adjoint.

7 Juillet 1948: Suite à la démission de Monsieur Lucien Compagnon, adjoint, Monsieur André Moisant est élu à son remplacement.

2 Avril 1949: Le Conseil Municipal rappelle l'urgence du projet d'adduction d'eau et demande qu'il soit mis à l'étude et réalisé sans retard, souhaite la formation d'un syndicat intercommunal groupant les communes de: Charleval, Perriers sur Andelle, Ménesqueville, Rosay sur Lieure.

Novembre 1950: La commune décide de participer à la création du syndicat d'adduction d'eau potable des vallées de la Haute Andelle et de la Lieure.

7 Mai 1953: Georges Soudan est élu maire. André Moisant est élu adjoint.

21 Juin 1958: Le Conseil Municipal décide de la création d'un comité des fêtes.

25 Mars 1959: Georges Soudan est élu maire. André Moisant est élu adjoint

20 Juillet 1960: Le Conseil Municipal décide d'adhérer au syndicat de ramassage par autocar des élèves se rendant au collège de Fleury sur Andelle.

En 1961: Première tranche d'adduction d'eau dans la traversée du village(rue Principale) à partir du château d'eau des Taisnières, pour ensuite équiper le village les années suivantes.

9 Juin 1962: Le Conseil Municipal décide de la remise en état de la place publique par un nivellement.

6 Octobre 1962: Lucien Benoist est élu adjoint à la suit du décès de Monsieur André Moisant.

27 Mars 1965: Georges Soudan est élu maire. Bernard Gambu est élu adjoint.

4 Mai 1967: Le Conseil Municipal décide de la construction de la salle des fêtes.


Georges SOUDAN

18 juillet 1965
René Tomasini décore Georges Soudan

A droite, Henri Collard, maire de Lyons


5 Juin 1970
: La commune décide de son adhésion au syndicat de voirie du canton de Lyons. A la même séance, le conseil municipal décide de l'achat d'un terrain pour agrandir la cour des écoles à usage sportif.

5 Septembre 1970: Le Conseil Municipal décide de l'emplacement du château d'eau.

31 octobre 1970: La municipalité décide de passer une convention avec le syndicat intercommunal de ramassage des ordures ménagères.

25 mars 1971: Jean Béharel est élu maire. Marc Plaisant est élu adjoint.

9 septembre 1972: Le conseil municipal décide de développer l'éclairage public.

En été 1974: Une statue en bois représentant "La Vierge à l'enfant" datant de la fin du XIIIème siècle a été volée à l'église de Rosay et retrouvée en 1976 à Wiesbaden (Allemagne)

18 Janvier 1975: Le Conseil Municipal décide de la pose de bouches à incendie.

12 Décembre 1975: Le Conseil Municipal décide d'effectuer des travaux de pose des bordures de trottoirs

17 Mars 1977: Jean Béharel est élu maire. Marc Plaisant est élu 1er adjoint. Jacky Roussel est élu 2ème  adjoint.

10 Mars 1983: Jean Béharel est élu maire. Jacky Roussel est élu 1er adjoint. Didier Gambu est élu 2ème  adjoint.

27 Mai 1983: Le Conseil Municipal décide la création d'un S.I.V.O.S avec les communes de Lisors et Touffreville.

2 Décembre 1983: Le Conseil Municipal décide l'installation du chauffage à l'église.

27 Mars 1989: Jean Béharel est élu maire. Didier Gambu est élu 1er  adjoint. Jean Douarinou est élu 2ème adjoint.

Janvier 1990: Première édition du "Rosay-Infos"

16 Juin 1995: Jean Béharel est élu maire. Didier Gambu est élu 1er  adjoint. Edmond Lamotte est élu 2ème adjoint.

23 Septembre 1995: Inauguration du plateau sportif.    


LE XXIème SIECLE

Le 18 Mars 2001: Marc Plaisant est élu maire. Pascal Béharel 1er adjoint , Caroline Langanay  2ème adjoint. Conseillers municipaux: Colette Heaume, Jérôme Guibout, Valérie Sellier, Patricia Dubreuil, Christophe Goujon, Sylvain Hardy, Françoise Molard, Pierre Heim.

Samedi 12 Mai 2001: Honorariat de Monsieur Jean Béharel      Rosay-Infos 2000
La nouvelle municipalité recevait son ancien Maire pour l’honorariat de ses trente ans passés à la tête de la commune, en présence de Monsieur Henri COLLARD, Conseiller Général, Président de la Communauté de Communes de Lyons-la-Forêt, maire de Lyons-la-Forêt, les maires des communes du Canton, les habitants de la commune et ses nombreux amis.

Monsieur Marc PAISANT, nouveau maire, retraçait brièvement la carrière du cultivateur qui arrivait à Rosay et venant du Nord, il y a 50 ans mois pour mois, sa vie familiale, son mariage, ses enfants, ses petits-enfants, le travail à la ferme, évoquant ses responsabilités dans le monde agricole. Ensuite, son engagement dans la vie publique, élu conseiller municipal en 1965 et maire en 1971 jusqu’à mars 2001.

Monsieur le Conseiller Général, Président de la Communauté de Communes, Maire de Lyons-la-Forêt, félicitait son collègue et ami pour cette carrière, soulignant son action dans la vie communale, cantonale, rappelant les nouvelles orientations vers la Communauté de Communes.

Monsieur Jean BEHAREL, maire honoraire, adressait ses remerciements à toutes les personnes présentes ainsi qu’aux adjoints et conseillers municipaux, à ses secrétaires qui l’avaient accompagné pendant ses cinq mandats successifs.

Un buffet et un vin d’honneur clôturaient cette agréable cérémonie.



de gauche à droite : Marc Plaisant, Jean Béharel, Henri Collard, Caroline Langanay, Pascal Béharel